La mesure de la masse du boson W est un des enjeux majeurs de LEP2. Dans le canal W+ W- -> q1 q2bar q3 q4bar, une erreur systématique importante provient des corrélations de Bose-Einstein, pouvant induire une fragmentation non indépendante des deux W.
Cette thèse porte sur la mesure des corrélations de Bose-Einstein dans les désintégrations de paires de bosons W. Nous nous attacherons notamment à la mesure de telles corrélations entre pions issus de W différents.
La théorie du modèle standard et la description de l'expérience ALEPH feront l'objet des deux premiers chapitres. Le travail d'analyse comporte la mise au point d'une sélection d'événements W+ W- -> q1 q2bar l nu_l, quand le lepton est un muon ou un électron, présentée au chapitre trois. La sélection des événements W+ W- -> q1 q2bar q3 q4bar et W+ W- -> q1 q2bar tau nu seront également décrites dans cette partie. Les différents modèles phénoménologiques simulant les corrélations de Bose-Einstein sont introduits au chapitre quatre, en même temps que leur ajustement sur les données d'ALEPH enregistrées à $\sqrt(s)$ = 91 GeV. Les prédictions de ces modèles sont ensuite comparées aux résultats obtenus dans les désintégrations W+ W- observées à des énergies de collisions de 172, 183 et 189 GeV. L'hypothèse de corrélations entre pions issus de W différents dans le canal W+ W- -> q1 q2bar q3 q4bar est défavorisée à hauteur de 2.7 écarts standard. |